Guide — Traduction DWG
Comment traduire des plans AutoCAD DWG
Il n’existe pas une seule méthode adaptée à tous les projets de traduction AutoCAD.
Le processus le plus approprié dépend du nombre de fichiers, de la personne qui réalise la traduction, de l’utilisation éventuelle d’un outil de TAO et de l’importance de conserver le DWG d’origine sans aucune modification autre que le texte.
Ce guide présente cinq méthodes principales, avec leurs avantages, leurs limites et les situations dans lesquelles chacune est la plus pertinente.
Méthode 1 — Modifier le dessin manuellement dans AutoCAD
La méthode la plus directe consiste à ouvrir le fichier DWG, rechercher chaque élément de texte et remplacer manuellement son contenu par la traduction.
- Ouvrir le dessin.
- Rechercher une annotation ou une note.
- Copier le texte source.
- Le traduire.
- Réinsérer la traduction.
- Vérifier qu’elle tient toujours dans la mise en page.
- Passer à l’objet texte suivant.
- Recommencer avec le dessin suivant.
Avantages
- Contrôle visuel maximal.
- Aucun processus de traduction supplémentaire à mettre en place.
- Pratique pour un ou deux dessins simples.
- Il est immédiatement possible de vérifier si le texte traduit tient dans la mise en page.
Limites
- Très chronophage pour les grands jeux de plans.
- Il est facile d’oublier du texte dans les attributs, les définitions de blocs ou certaines présentations.
- La cohérence terminologique doit être gérée manuellement.
- AutoCAD et une personne sachant bien l’utiliser sont nécessaires.
- Le volume de travail augmente presque linéairement avec le nombre de dessins.
À qui cette méthode convient-elle ?
Aux petits projets comprenant seulement quelques dessins, lorsque le traducteur maîtrise déjà AutoCAD.
Pour une analyse du coût de cette méthode à plus grande échelle, consultez la comparaison docuredo vs traduction manuelle des DWG.
Méthode 2 — Extraire le texte vers Excel ou CSV
Une autre méthode consiste à extraire le texte traduisible du DWG vers une feuille de calcul, à le confier au traducteur, puis à réinsérer les traductions validées dans le dessin.
Avantages
- Le traducteur travaille dans un environnement textuel familier.
- La terminologie est plus facile à contrôler dans une liste structurée.
- Le spécialiste CAD et le traducteur peuvent travailler séparément.
Limites
- L’extraction et la réinsertion doivent toutes deux être fiables.
- Le lien entre chaque ligne du tableau et l’objet DWG source doit être conservé.
- Un simple copier-coller ne protège pas la mise en forme du dessin et ne permet pas de détecter automatiquement les objets textuels masqués ou moins évidents.
À qui cette méthode convient-elle ?
Aux équipes disposant déjà d’un processus fiable d’extraction et de réinsertion, ou aux projets où le traducteur doit pouvoir travailler entièrement en dehors d’un logiciel CAD.
Méthode 3 — Utiliser un outil de TAO
Les équipes de traduction professionnelles travaillent souvent avec des outils de TAO tels que Trados ou memoQ.
Ces outils permettent d’utiliser des mémoires de traduction, des bases terminologiques et des workflows de révision.
Un processus CAD classique vers un outil de TAO ressemble à ceci :
DWG → DXF ou texte extrait → outil de TAO → traduction → réinsertion dans le dessin
Cette approche est particulièrement intéressante lorsqu’une organisation possède déjà une mémoire de traduction importante.
Avantages
- S’intègre aux workflows professionnels de traduction existants.
- Permet de réutiliser les mémoires de traduction existantes.
- Offre un contrôle terminologique avancé.
- Les traducteurs restent dans leur environnement habituel.
Limites
- Une extraction ou une conversion de format est généralement nécessaire.
- Un mécanisme fiable est nécessaire pour réinsérer correctement la traduction dans le DWG.
- Le dessin traduit doit tout de même être vérifié visuellement.
À qui cette méthode convient-elle ?
Aux agences de traduction et aux organisations pour lesquelles les bases terminologiques et les mémoires Trados ou memoQ sont au cœur du processus.
Pour plus de détails, consultez la comparaison docuredo vs TranslateCAD.
Méthode 4 — Confier les plans à une agence de traduction
Pour les projets exigeant un haut niveau de contrôle linguistique, l’ensemble du processus peut être confié à une agence spécialisée en traduction technique.
L’agence prend alors en charge la traduction, la terminologie, la révision linguistique, la manipulation des fichiers et la livraison du résultat final.
Avantages
- Révision linguistique professionnelle.
- Adapté aux documents réglementés, contractuels ou très spécialisés.
- Charge de travail interne minimale pour l’équipe du client.
Limites
- Généralement plus coûteux qu’un processus réalisé en interne.
- Les délais dépendent du volume du projet et de la disponibilité du prestataire.
- L’agence a tout de même besoin d’un moyen technique pour extraire le texte du DWG et le réinsérer correctement.
À qui cette méthode convient-elle ?
Aux projets pour lesquels la responsabilité linguistique et une révision approfondie sont plus importantes que le coût ou la vitesse d’automatisation.
Méthode 5 — Traduire directement le DWG dans le navigateur
Une approche plus récente permet de conserver le format DWG à toutes les étapes et de séparer la traduction du texte de son application au dessin.
Dans docuredo, le processus est le suivant :
Import du DWG → analyse du texte → traductions proposées → vérification humaine → application des traductions validées → téléchargement du DWG
La différence essentielle réside dans l’ordre des étapes.
La traduction est d’abord vérifiée par une personne, puis seulement après réinsérée dans le fichier.
Comment fonctionne la traduction DWG dans docuredo ?
Analyse
Le texte est extrait des objets contenant du texte :
- TEXT ;
- MTEXT ;
- attributs de bloc ;
- tableaux ;
- lignes de repère multiples ;
- remplacements manuels du texte de cote.
L’analyse s’effectue dans l’espace objet, dans toutes les présentations et dans les définitions de blocs.
Les chaînes source répétées sont regroupées à l’échelle du jeu de plans.
Par exemple, si le même texte de cartouche apparaît sur vingt présentations, il suffit de le traduire et de le vérifier une seule fois.
Vérification
Chaque chaîne unique est affichée avec une traduction proposée.
La personne chargée de la vérification peut :
- modifier la traduction ;
- la valider ;
- conserver le texte source ;
- exporter la liste pour une vérification externe.
La liste peut ensuite être réimportée après cette révision.
Application
Seules les traductions validées sont écrites dans le fichier DWG.
Vérification finale
Le jeu de fichiers DWG final est téléchargé afin d’effectuer une dernière vérification visuelle avant transmission.
Pour plus de détails, consultez Traduction de fichiers AutoCAD DWG.
Quelle méthode de traduction choisir ?
| Situation | Approche recommandée |
|---|---|
| Un dessin simple | Modification manuelle dans AutoCAD |
| Grand jeu de plans | Traitement direct ou par lots des fichiers DWG |
| Traducteur utilisant déjà une mémoire de TAO | Workflow basé sur un outil de TAO |
| Documentation fortement réglementée ou spécialisée | Agence de traduction professionnelle |
| Tous les participants ne disposent pas d’AutoCAD | Processus dans le navigateur |
| Terminologie répétée d’un projet à l’autre | Processus avec mémoire de traduction |
| Plans chinois à traduire vers l’anglais | Traduction directe du chinois vers l’anglais dans les DWG |
Pour les jeux de plans provenant de fournisseurs chinois, consultez la page dédiée Traduire des plans DWG du chinois vers l’anglais.
Que faut-il traduire, et que faut-il laisser inchangé ?
Toutes les données présentes dans un dessin technique ne sont pas de même nature.
On traduit généralement :
- les notes générales ;
- les libellés ;
- le contenu des cartouches ;
- le texte des tableaux ;
- les lignes de repère ;
- les descriptions d’équipements ;
- les annotations saisies manuellement.
Doivent généralement rester inchangés :
- la géométrie ;
- les valeurs de cote calculées automatiquement à partir de la géométrie ;
- les valeurs numériques qui ne constituent pas du contenu linguistique ;
- la structure des calques ;
- les relations entre les objets CAD.
Un processus fiable doit être capable de distinguer le contenu linguistique des données techniques et de ne pas modifier un objet lorsqu’un remplacement sûr n’est pas possible.
Pourquoi une vérification humaine reste indispensable
Les annotations présentes dans les plans techniques sont souvent courtes et ambiguës. Par exemple : TYP., CLR., AFF, VERIFY ON SITE, BY OTHERS.
Même un bon système de traduction automatique peut comprendre correctement les mots tout en choisissant une formulation qui ne correspond pas à la discipline d’ingénierie concernée ou à la terminologie utilisée par le client.
La traduction automatique permet d’accélérer le processus.
Mais c’est à un ingénieur, un traducteur ou un locuteur compétent de décider si la terminologie convient réellement au projet.
C’est pourquoi la validation avant réinsertion reste importante quelle que soit la méthode utilisée.
Maintenir une traduction cohérente dans tout le jeu de plans
L’un des principaux avantages de l’extraction préalable du texte est la cohérence terminologique.
Si la même phrase apparaît sur quarante dessins, elle doit généralement recevoir la même traduction validée sur les quarante.
Cela est particulièrement important pour :
- les statuts des dessins ;
- les noms de projets ;
- les notes standards ;
- les noms de locaux ;
- les désignations de composants ;
- le texte d’approbation.
La mémoire de traduction simplifie ensuite les projets suivants en permettant de réutiliser une terminologie déjà vérifiée.
Questions
Questions fréquentes
Peut-on traduire un fichier AutoCAD DWG sans installer AutoCAD ?
Oui. Un service fonctionnant dans le navigateur peut extraire et traiter le texte d’un fichier DWG sans qu’AutoCAD soit installé sur l’ordinateur de la personne qui vérifie les traductions.
Google Translate peut-il traduire directement un fichier DWG ?
Les services classiques de traduction automatique peuvent traduire du texte qui leur est fourni, mais ils ne gèrent pas l’ensemble du processus nécessaire pour un DWG : extraction depuis les objets du dessin, validation et réinsertion dans les bons objets.
Faut-il convertir le DWG en PDF avant de le traduire ?
Non. Un PDF peut servir de référence visuelle, mais traduire le PDF ne modifie pas le texte éditable contenu dans le fichier DWG d’origine.
Vaut-il mieux traduire un DWG ou un DXF ?
Cela dépend de l’outil utilisé. Les workflows basés sur des outils de TAO utilisent souvent du DXF ou du texte extrait. Un traitement direct du DWG évite une conversion intermédiaire et la reconstruction du fichier après traduction.
Un traducteur professionnel peut-il vérifier les traductions proposées ?
Oui. Un ingénieur, un traducteur professionnel ou un locuteur compétent peut effectuer la vérification avant que le texte validé soit réinséré dans le DWG.
Que faire si je dois traduire des plans chinois vers l’anglais ?
Utilisez le processus dédié décrit sur la page « Traduire des plans DWG du chinois vers l’anglais ».
Traduisez votre jeu de plans DWG
Conservez le format DWG d’origine, vérifiez chaque traduction proposée et appliquez uniquement les formulations que vous avez validées.
Les crédits et le coût de traitement d’un dessin sont indiqués dans la section Tarifs.
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